Beaucoup de programmes régionaux échouent pour la même raison : ils sont conçus d'emblée à l'échelle régionale, sans qu'aucun pays n'ait démontré que le dispositif fonctionne. On additionne alors des difficultés de coordination à un modèle non validé.
La trajectoire de STARTUP'ELLE illustre la démarche inverse.
Deux éditions nationales avant tout élargissement
Lancé au Mali en 2020, le programme a d'abord été éprouvé sur deux éditions nationales. L'édition 2021 a réuni dix finalistes issues de dix secteurs différents et 397 participants sur 500 invitations distribuées, sous une large couverture médiatique nationale.
Ces deux éditions ont permis d'établir ce qui fonctionnait — le format du concours de pitch, la mobilisation institutionnelle, l'accompagnement post-sélection — et ce qui devait être renforcé avant tout élargissement.
Le consortium, condition de l'échelle régionale
En 2026, STARTUP'ELLE devient régional avec l'édition AES, réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger en consortium avec CIPMEN et La Fabrique. Ce choix n'est pas cosmétique : un programme régional exige une présence opérationnelle réelle dans chaque pays, que seule une structure locale établie peut apporter.
Le parcours en huit étapes — appel à candidatures, sélection, Demo Days nationaux, bootcamp régional, mentorat, préparation à l'investissement, Demo Day régional, réseau des alumnae — articule précisément les deux niveaux : instruction nationale par les partenaires locaux, temps forts communs à l'échelle régionale.
Documenter est ce qui rend un modèle transférable
Entre l'édition nationale et l'édition régionale, l'essentiel du travail n'est pas d'ajouter des pays : c'est de documenter le modèle assez précisément pour qu'une structure partenaire puisse l'exécuter sans nous avoir vus faire. C'est cette même logique qui guide notre ambition d'extension vers l'Afrique de l'Ouest élargie.

